LIBRE B.A.R

Xavier Bokobza, étudiant en pharmacie (II)


Dans une vaste clairière fumante de bruine, un parfum de métal, de suie, de sang et de charbon se mêle à celui de l’autorité et de la passion. Les tintamarres des cris de fougères s’opposent à ceux des battements de la vie dans cet orchestre de mime. Lorsque l’éveil passe, dans un caprice flamboyant, cette immense pénéplaine se perd dans son reflet. Les jeunes pousses deviennent aguerries, mais jamais prêtes à ce chevauchement entre pénombre et rayons culbutant contre leurs remparts externes. Servies nature, isolées et ne profitant pas de grands mouvements, elles fadent rapidement. Clouées entre les instances, les tiges se tournent vers cet horizon où la zone délimitée devient muette et laisse place à l’extérieur. À cet endroit où une kyrielle de grimpantes, mousses, cimes s’enlisent dans le chaos structuré délimité par l’espace mort; dans cet espace dépourvu d’espace, où chaque chose n’a pas sa place. Un idéal pour les germés figés dans la routine dépourvue de songe.

Au couvert de doute et d’espérance, le trou béant de liège guette la portance. Milieu de pot encombré par labeur et prospection, agité par les accalmies, la poussée éphémère. Dans un petit étendu bouillant d’agrume, une saveur de pierre, smog, sueur et de roussi s’imprègne à celui du témoignage et de la colère. Tic tac.     Tic              tac. Le battement pulsatile se perd dans l’avidité du rangement de l’immense galerie, Oh, toujours prévisible. La torpeur liquidatrice d’illusion pour leur sort. Au quart de tour, mode de chiffon et de propagation; régulé au Quart Monde exonéré. C’est lors de bourrasques importantes que le bourgeonnement se détache de sa route alors que l’isolement finit les précipités. Délimité par la fourche à l’écart de vue discrète, l’engrais s’expire. Et dans cette myriade continuellement plus imposante, la tropicale devint boréale, se figeant dans le collectif, dénouée de sens et d’extension, consumée par la pourriture. Leur salut, devenu portance sur les bras de sentence, épine dans cette couronne.

Sous un grain d’étincelles reluisantes un teint de terre, d’aérosol, de suinte et de radiation décolle avec celui de la protection et du remords. Le Séquoia visionne enfin au-delà de l’étendue, de son étendue découvrant que le feuillage représentait seulement une colline face aux montagnes les abritant. Toutefois, ne pouvant voler, le vénérable déboula dans son cratère, incapable de porter ses racines. C’est par cette impression qu’il termina son enclos. Ainsi se termina l’histoire du seigle qui, à sa toute première bouffée, constata qu’il n’était point olivier, lui qui n’était qu’un ivrogne hébété de tout chêneau. La quenouille, elle, ayant changé de fuseau, traversa le grain, car ainsi était-elle, ou du moins c’est ce que la légende raconte, car il n’y en eut jamais dans la trouée déserte.


Référence:

=> Image générée par ChatGPT

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