Xavier Bokobza, étudiant en pharmacie (II)
Dans une vaste clairière fumante de bruine, un parfum de métal, de suie, de sang et de charbon se mêle à celui de l’autorité et de la passion. Les tintamarres des cris de fougères s’opposent à ceux des battements de la vie dans cet orchestre de mime. Lorsque l’éveil passe, dans un caprice flamboyant, cette immense pénéplaine se perd dans son reflet. Les jeunes pousses deviennent aguerries, mais jamais prêtes à ce chevauchement entre pénombre et rayons culbutant contre leurs remparts externes. Servies nature, isolées et ne profitant pas de grands mouvements, elles fadent rapidement. Clouées entre les instances, les tiges se tournent vers cet horizon où la zone délimitée devient muette et laisse place à l’extérieur. À cet endroit où une kyrielle de grimpantes, mousses, cimes s’enlisent dans le chaos structuré délimité par l’espace mort; dans cet espace dépourvu d’espace, où chaque chose n’a pas sa place. Un idéal pour les germés figés dans la routine dépourvue de songe.
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