Maude Paré, étudiante en pharmacie (IV)
Le 26 février 2026, le CHU de Québec – Université Laval annonce la tenue d’une clinique gratuite et sans rendez-vous pour le dépistage du VPH. Dans la publication, il est indiqué que le service s’adresse à « toutes les personnes ayant un col de l’utérus âgées de 25 à 65 ans ». Quelques heures après la diffusion du message, certains politiciens dénoncent le choix des mots employés, affirmant que l’utilisation du terme « personnes » invisibiliserait les femmes. Cette réaction fait notamment écho à une motion adoptée en 2024 par l’Assemblée nationale, qui souligne l’importance d’employer le mot « femme » dans les communications publiques. À la suite de ces critiques, le CHU de Québec modifie sa publication afin d’y ajouter explicitement le terme « femmes ». Pourtant, l’expression « personnes ayant un col de l’utérus » permet de désigner l’ensemble des individus pouvant être concernés par ce dépistage, notamment certaines personnes transgenres ou non binaires. Personnellement, je ne me suis pas sentie invisibilisée, au contraire, j’ai apprécié l’approche inclusive du message. Selon moi, l’utilisation d’un vocabulaire inclusif en santé n’est pas matière à débat, c’est une nécessité.
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