Le Rouge et Or basketball : toujours plus haut, plus loin, plus fort!

Par Myriam Khelifi

Cet article a été publié dans l’édition d’automne 2024

Il va sans dire que l’Université Laval se démarque des autres institutions universitaires dans plusieurs domaines – et celui du sport n’en fait pas exception. Cet automne, bien que les yeux de plusieurs étaient rivés sur l’équipe de football (avec raison!), les miens se concentraient davantage sur les équipes féminine et masculine de basketball du Rouge et Or.

Un enthousiasme florissant

L’engouement pour ce sport s’est intensifié au printemps passé grâce au véritable parcours Cendrillon de l’équipe masculine, qui s’était qualifiée d’entrée de jeu pour le tournoi national U Sports à titre d’hôte malgré un bilan de saison plutôt mitigé. En effet, les hommes de Nathan Grant étaient parvenus à décrocher le titre de champions nationaux devant une foule locale gonflée à bloc en dépit de leur statut de « laissés-pour-compte ». Mentionnons par ailleurs la performance impressionnante de l’équipe féminine, qui s’est largement démarquée des autres en établissant une fiche parfaite et historique de 16-0 – du jamais vu pour ce nombre de matchs joués en une saison dans la province – ainsi qu’une 3e place au tournoi national U Sports qui s’est déroulé à Edmonton, en Alberta.

L’équipe masculine de basketball du Rouge et Or célébrant sa victoire bien méritée au championnat national U Sports en mars 2024, au PEPS de l’Université Laval. Source : Rouge et Or – Basketball masculin.

Une saison sucrée-salée 

Néanmoins, ces exploits étant derrière nous, il est désormais temps de canaliser notre énergie sur la saison en cours qui s’est amorcée le 7 novembre dernier pour les deux équipes. Jusqu’à présent, le scénario qui se dévoile tranquillement semble fidèle à celui de l’année passée : les filles se hissent à la première place avec six victoires et une défaite, alors que les garçons connaissent un peu plus de difficulté et occupent la quatrième place avec deux victoires contre cinq défaites. Bien évidemment, la saison n’en est qu’à sa moitié et la plus grosse part du gâteau reste encore à être partagée.

En ce qui concerne plus particulièrement l’équipe féminine, les vétéranes continuent à nous offrir un spectacle digne de ce nom avec leurs prouesses habituelles. Florence Fortin, Sabrine Khelifi, Léa-Sophie Verret et Élodie Lajoie agissent à titre de leaders et n’hésitent pas à prendre les devants pour montrer l’exemple. Il convient également de mentionner l’apport crucial de Brinly Holt qui, bien qu’elle n’en soit qu’à sa deuxième année avec l’équipe, sait manier habilement le ballon pour créer des opportunités sous le panier ainsi que sur la ligne des trois points. Par ailleurs, l’arrivée de Jennifer Louis, une ancienne des Gaiters de l’Université Bishop’s, semble être très prolifique pour l’équipe jusqu’à présent. Sa vélocité sur le terrain et sa vivacité d’esprit lui confèrent le rôle essentiel d’assurer la fluidité du jeu. Enfin, la palme de la plus admirable surprise de cette première moitié de la saison revient à nulle autre que Kim Létang – une collègue du Pharm.D. – qui effectue un grand retour au jeu et entame sa cinquième et dernière saison de basketball universitaire après plus de deux ans d’absence. Cette vétérane-recrue a réalisé un score remarquable de neuf points (dont deux paniers de 3 points) et un rebond malgré un court temps de jeu de 11 minutes lors du dernier match de l’année 2024 ici-même, au PEPS de l’Université Laval, le 6 décembre dernier.

Malgré tous ces points positifs, il y a toujours place à l’amélioration. Par exemple, la technique consistant à espérer marquer le plus de 3-points possible ne doit pas nécessairement être le mot d’ordre à chaque match. En effet, le faible taux de réussite (ex. : 7-27 (25,9%), 12-41 (29,3%) et 5-26 (19,2%) lors des trois derniers matchs de 2024) laisse perplexe quant à l’efficacité de cette stratégie et sa pérennité durant la saison advenant l’apparition d’un adversaire coriace. De plus, il incombe de prendre avantage des revirements lorsqu’ils se présentent et de les transformer en gains de points… Plus facile à dire qu’à faire, je sais.

Quant à l’équipe masculine, malgré l’excellence des joueurs sur le plan individuel, la cohésion semble peut-être plus difficile à appliquer. D’abord, il faut mentionner que l’équipe a perdu de grands joueurs (aux sens propre et figuré) au profit du circuit de basketball universitaire américain, Haris Elezovic et Ismaël Diouf, ainsi que leur doyen, Sidney Tremblay-Lacombe. Par ailleurs, cette perte de taille se ressent sur les rebonds, qui sont désormais plus compliqués à obtenir. Néanmoins, il est important de souligner le travail transcendant sous le panier du géant de 6’8’’, Mohamed Keita, alors que ce dernier possède une moyenne de 9,4 rebonds par match (en cinq matchs joués)!

De plus, le duo composé de Steeve Joseph et Fabrice Watier-Berthiaume à titre de meneurs – une nouveauté cette année – semble hautement prometteur et mérite d’être exploité davantage pour le reste de la saison. Justin Bell, Ralph Joseph, Jayden Larosilière et Willem Mwanza parviennent tout de même à créer de belles opportunités sur le terrain, mettre la main sur plusieurs rebonds et marquer plusieurs points, tous à leur manière. Enfin, le retour tant attendu de Saydou Sall, mis à l’écart pendant plusieurs semaines en raison d’une blessure, saura certainement apporter un vent de fraîcheur à l’équipe.

En ce qui a trait aux autres aspects à améliorer, deux mots me viennent en tête : revirements et précision. Limiter le nombre de revirements (i.e. : pertes de ballon) ainsi qu’ajuster la précision des passes (qui ne trouvent parfois pas preneur par manque de communication) et des lancers sont des éléments à maîtriser pour la portion 2025 qui s’est d’ores et déjà entamée le 10 janvier dernier. Si l’équipe des garçons parvient à peaufiner tous ces petits aspects à temps pour la seconde moitié de la saison, je suis convaincue qu’ils pourront se hisser dans le top 3 de la ligue.

Meilleurs vœux pour 2025

Je termine cet article en prenant le temps de reconnaître les efforts considérables de chaque joueur, tant sur le terrain qu’en dehors. Être un étudiant-athlète du plus haut niveau universitaire n’est certes pas facile, mais plusieurs parviennent à réussir avec brio. Vous avez toute mon admiration!

Je tiens également à remercier l’administration du Rouge et Or basketball, car nous avons la chance de faire partie de la meilleure organisation du circuit (et je le dis sans aucune gêne). La qualité des installations (gymnase, estrades) ainsi que l’animation fort appréciée de Christian Grégoire ou « M. Bling Bling » (surnom que je lui attribue en raison de ses souliers dorés) et l’ambiance de chaque match sont incomparables à ce que nous offrent les autres équipes de la ligue. Et un merci tout spécial à Kenan Hafizovic et Alexandre Brisset qui assurent la description en ligne de tous les matchs à domicile – vous effectuez un travail formidable empreint de professionnalisme.

Enfin, pour ma part, fidèle à mon habitude, j’assisterai au plus grand nombre possible de matchs pour encourager les athlètes de basketball du Rouge et Or… Et je vous invite à faire de même! Les prochaines dates des matchs à la maison sont mentionnées ci-dessous. Go Laval go!!!

Prochains matchs à domicile du Rouge et Or basketball :

23 janvier 2025*** – UQAM c. Laval – 18h (filles) et 20h (garçons)

1er février 2025 – Bishop’s c. Laval – 18h (filles) et 20h (garçons)

6 février 2025 – McGill c. Laval – 18h (filles) et 20h (garçons)

22 février 2025 – Concordia c. Laval – 12h (filles) et 14h (garçons)

***Admission gratuite pour les étudiants de l’Université Laval sur présentation de la carte étudiante!

Les statistiques mentionnées dans l’article sont disponibles directement sur le site du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) : https://www.rseq-stats.ca.

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