La place du cannabis dans la pratique du pharmacien

Par Samuel Boutin

Cet article a été publié dans l’édition d’été 2024

L’usage du cannabis a fait l’objet de plusieurs débats dans le dernier siècle au pays. Officiellement banni dès 1923, cette substance psychoactive dont l’usage s’est démocratisé dans les années 1960 est demeurée proscrite jusqu’en 2001, en l’occurrence, l’année où son usage thérapeutique a été officiellement reconnu par Santé Canada. Depuis 2018, l’accès au produit a été élargi et il est possible d’en consommer et d’en posséder à des fins récréatives. Ceci a marqué une nouvelle ère d’accessibilité pour cette plante à fleurs cultivables à même sa cour [1].

Dans les dernières décennies, de grandes équipes de chercheurs se sont penchées sur les propriétés du cannabis, dont les deux composés principaux, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD), ont des vertus complètement distinctes. Respectivement, l’un cause l’euphorie caractéristique et l’autre est reconnu comme un adjuvant important aux traitements des convulsions, de l’anxiété, de la douleur chronique et de l’inflammation. Ainsi, le choix du produit par le patient est modulé par l’utilisation qu’il compte faire du produit [1-2]. Une visée thérapeutique impliquerait l’utilisation d’un produit plus concentré en CBD, au contraire de la visée récréative. Il convient donc d’admettre que le cannabis médicinal interfère avec l’univers de la pharmacothérapie. Or, actuellement, le pharmacien n’a pas de rôle défini dans la chaîne d’approvisionnement. Mais doit-il être en mesure de conseiller son patient? Par souci de prise en charge complète, ne vaudrait-il pas mieux qu’il délivre lui-même le produit?

PARTIE 1 – Conseiller ses patients sur l’usage de cannabis thérapeutique

Au Canada, entre 2001 et 2018, on estime que le nombre de consultations au sujet du cannabis en pharmacie est passé de 100 à plus de 270 000, ce qui atteste d’un besoin au sein de la population [3]. Avec l’accès qui s’est depuis démocratisé, il est légitime d’admettre que ce nombre a continué de croître depuis. En effet, par leur statut de professionnel de première ligne, les pharmaciens ont un rôle privilégié dans la relation qu’ont les patients avec leur santé. Il est donc tout à fait légitime qu’un patient se présente à la pharmacie pour discuter de son traitement médical à base de cannabis, au même titre qu’il le ferait pour tout autre traitement [3]. D’office, nul besoin d’approfondir les responsabilités professionnelles du pharmacien lors d’un conseil puisque ce sont les mêmes qui s’appliquent. Au questionnaire, il sera d’autant plus pertinent d’explorer en détail l’usage du produit, car les habitudes de consommation fluctuent énormément [4-5]. De plus, puisque les produits sont obtenus via un partenaire tiers, il est également important de remettre en question la provenance des produits, car la multitude de formulations peut impacter le conseil [3].

La plus-value du pharmacien en la matière est inévitable puisque le cannabis est souvent prescrit à titre d’adjuvant de troisième, voire de quatrième ligne à d’autres traitements. Ainsi, les potentiels d’interactions peuvent être analysés en profondeur et ainsi prévenir des effets indésirables majeurs, les risques associés et le mésusage. Lorsqu’un patient a recours aux services d’un commerce spécialisé, cette expertise n’est pas toujours offerte, d’où la pertinence de l’implication du pharmacien dans le traitement [3-4-5]. En effectuant des suivis, il serait également possible de procéder à l’évaluation de l’efficacité, de la tolérance et de l’adhésion afin de majorer ou réduire les doses, en adéquation aux indications du prescripteur [3].

PARTIE 2 – Délivrer à ses patients une ordonnance de cannabis thérapeutique


L’idée de voir un jour les pharmaciens canadiens servir du cannabis médical peut sembler attrayante, mais elle comporte plusieurs facteurs auxquels nous devons nous attarder. Actuellement, selon la loi, le patient doit préalablement obtenir une prescription d’un médecin pour pouvoir passer une commande postale auprès d’un producteur autorisé détenant un permis émis par Santé Canada. La culture pour soi-même ou pour un proche est également permise, sous certaines conditions [6-7].

Nécessairement, l’offre d’un service de délivrance de cannabis médical en officine implique une certaine logistique et nécessiterait de l’expertise. Toutefois, le fait unique de se procurer et de détenir les produits directement en succursale impliquerait une meilleure connaissance des produits par le pharmacien. La qualité des conseils et la personnalisation de l’approche en fonction des particularités de chaque patient se verraient également rehaussées. Ceci assure également que les produits ont été obtenus de producteurs reconnus. Cependant, la différence notoire de prix entre ce qui serait offert en pharmacie et ce qui peut être retrouvé en ligne pourrait rebuter certains patients, d’autant plus que ces produits ne sont couverts que par très peu de compagnies d’assurance privées. Il est toutefois possible d’obtenir des déductions fiscales, si le patient répond à certains critères. Ainsi, le patient doit être disposé à débourser d’importantes sommes pour se procurer son cannabis. En réduisant le catalogue et en achetant en lot, cela permettrait d’éviter des pertes notoires pour les pharmacies, mais encore faut-il qu’un nombre suffisant de patients en soit consommateur. Ainsi, dans la condition actuelle, il s’avère très peu probable que les pharmacies communautaires obtiennent le statut de dépositaire de ces produits [3].

Malgré cela, plusieurs instances impliquées dans l’univers pharmaceutique canadien se sont positionnées sur le sujet. En effet, en 2018, l’Ordre des pharmaciens du Québec statuait que « [les pharmaciens] doivent être au cœur de la chaîne de distribution du cannabis médical [8] », mais « que les pharmaciens ne devraient d’aucune façon être impliqués dans la production ou la vente de cannabis à des fins non médicales [9] ». L’Ordre était donc d’avis que le gouvernement canadien devait entreprendre une révision de la réglementation pour assurer la distribution dans les pharmacies communautaires. De son côté, l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) a statué en 2018, via une déclaration de son président de l’époque, Jean Thiffault, « [qu’il y avait urgence] d’inclure la distribution du cannabis thérapeutique en pharmacie dans la législation [et de] mettre un terme au mode de distribution directe actuel du producteur de cannabis au patient qui, selon [l’AQPP], présente une apparence de conflit d’intérêts marquée et qui n’est soumis à aucun encadrement […] [6] ». Elle avait d’ailleurs mandaté la firme Léger pour la conduction d’un sondage qui a permis d’affirmer que 75% des Québécois jugeaient légitime que la vente de tels produits soit encadrée alors que 4% étaient en adéquation avec le modèle actuel (envoi postal) [6]. Quant à elle, l’Association canadienne des Pharmaciens (APhC) supporte la dispensation du cannabis pour un usage médical. Il va de soi que des mesures soient mises en place pour s’assurer que les patients reçoivent l’accompagnement nécessaire dans leur traitement. [3]

En l’absence de changements législatifs, dans un avenir proche, nous ne risquons pas de servir du cannabis médical à nos patients, mais ceci n’a pas pour autant empêché la chaîne Shoppers Drug Mart (Pharmaprix) d’obtenir l’approbation de Santé Canada à titre de producteur autorisé de marijuana médicinale en 2016. L’entreprise estime que « [c’est] la première étape de [sa] démarche pour délivrer ces produits » dans ses établissements d’un océan à l’autre [10]. Il n’est donc pas impossible que le Canada légifère à ce sujet, comme l’ont fait plusieurs nations. C’est notamment le cas de la Nouvelle-Zélande où la délivrance par le pharmacien est régie par un cadre légal strict. Sommairement, toute prescription acheminée doit être standardisée et il est de la responsabilité du pharmacien d’en assurer la validité en vertu des lois néo-zélandaises. Ensuite, le pharmacien entreprend de se procurer le produit auprès d’instances reconnues, de l’étiqueter et de l’entreposer dument. Ultimement, selon la classe du produit, celui-ci est remis au patient. Il convient donc d’admettre que la prise en charge du médicament est très sécurisée et qu’une possible transposition d’un tel modèle au pays impliquerait une refonte de la pharmacie d’officine. Il est également intéressant de reconnaître que le gouvernement néo-zélandais reconnaissait que le prix du cannabis fixé par les pharmacies était plus élevé que chez les compétiteurs, mais il estimait qu’il chuterait progressivement avec le gain de parts de marché, notamment. Toutefois, ceci ne prévoit pas de rendre le cannabis plus abordable pour tous les individus, ce qui est un enjeu à l’échelle planétaire [2].

En somme, avec la légalisation de la marijuana à des fins récréatives, nous avons observé une grande mobilisation des ordres professionnels pour encadrer la vente du cannabis.

Plusieurs programmes de formation ont vu le jour pour permettre aux pharmaciens de parfaire leurs connaissances. Or, depuis 2018, peu d’avancées ont été faites dans la commercialisation du cannabis en pharmacie communautaire, ce qui laisse place à la légifération pour rehausser l’encadrement de ce produit. J’en conclus donc que les pharmaciens doivent être en mesure de conseiller leurs patients, et ce, même s’ils n’ont pas encore le levier légal pour procéder à la distribution du cannabis médical.

J’adjoins à cette capsule deux documents (liens disponibles dans la section « lectures suggérées » de la médiagraphie), un de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) et l’autre de l’Ordre des pharmaciens (OPQ) qui peuvent guider le pharmacien dans son approche avec le cannabis thérapeutique.

RÉFÉRENCES

Lectures suggérées

LALONDE EL. UTILISATION DU CANNABIS À DES FINS THÉRAPEUTIQUES; OUTIL CLINIQUE [EN LIGNE]. MONTRÉAL (QC) : ASSOCIATION DES PHARMACIENS DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ DU QUÉBEC; 8 JUIL 2022. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. 57 P. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.APESQUEBEC.ORG/ACTUALITES/UTILISATION-DU-CANNABIS-DES-FINS- THERAPEUTIQUES-OUTIL-CLINIQUE

CMQ, OIIQ, OPQ, ODNQ, OPIQ. CANNABIS À DES FINS THÉRAPEUTIQUES [EN LIGNE]. MONTRÉAL (QC); ORDRE DES PHARMACIENS DU QUÉBEC; 2017. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. 14 P. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.OPQ.ORG/WP- CONTENT/UPLOADS/2020/03/2664_38_FR-CA_0_OUTIL_CANNABIS_VF.PDF

Sources principales

[2] BPACNZ. THE MEDICINAL CANNABIS GUIDE FOR PHARMACISTS [EN LIGNE]. WELLINGTON (NZ) : BPACNZ; MAI 2022. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. 9 P. DISPONIBLE : HTTPS://BPAC.ORG.NZ/2022/MEDICINAL-CANNABIS-GUIDE.ASPX
[3] DATTANI S, MOHR H. PHARMACISTS’ ROLE IN CANNABIS DISPENSING AND COUNSELLING. CAN PHARM J [EN LIGNE]. 2019;152(1):14-15. DISPONIBLE: HTTPS://JOURNALS.SAGEPUB.COM/DOI/10.1177/ 1715163518813314 DOI:10.1177/1715163518813314

[1] ENCYCLOPÉDIE CANADIENNE [EN LIGNE]. TORONTO (ON) :HISTORICA CANADA; C2024. LÉGALISATION DU CANNABIS AU CANADA. 29 NOV 2016. [MODIFIÉ LE 17 OCT 2019; CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]; [ENVIRON 14 PAGES]. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.THECANADIANENCYCLOPEDIA.CA/FR/ARTICLE/MARIJUANA-LEGALIZATION-IN-CANADA

[7] LE CANNABIS À DES FINS MÉDICALES EN VERTU DE LA LOI SUR LE CANNABIS : RENSEIGNEMENTS ET AMÉLIORATIONS [EN LIGNE]. OTTAWA (ON) :GOUVERNEMENT DU CANADA; 23 MAI 2024. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. [3 ÉCRANS] DISPONIBLE : HTTPS://WWW.CANADA.CA/FR/SANTE-CANADA/SERVICES/DROGUES- MEDICAMENTS/CANNABIS/USAGE-CANNABIS-FINS-MEDICALES.HTML

[6] LEDUC C. CANNABIS THÉRAPEUTIQUE : L’AQPP DEVANT LE SÉNAT. PROFESSIONSANTÉ [EN LIGNE]. 25 MAI 2018 [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]; DISPONIBLE : HTTPS://PROFESSIONSANTE.CA/CANNABIS- THERAPEUTIQUE-LAQPP-DEVANT-LE-SENAT
[8] ORDRE DES PHARMACIENS DU QUÉBEC [EN LIGNE]. MONTRÉAL (QC) : OPQ; C2024. CANNABIS MÉDICAL : CHOISIR LE PHARMACIEN POUR ASSURER LA SÉCURITÉ. 17 JAN 2018. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]; [ENVIRON 1 ÉCRAN]. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.OPQ.ORG/BLOGUE/CANNABIS-MEDICAL-CHOISIR- PHARMACIEN-ASSURER-SECURITE/

[9] ORDRE DES PHARMACIENS DU QUÉBEC [EN LIGNE]. MONTRÉAL (QC) : OPQ; C2024. CANNABIS MÉDICAL : POUR UN SUIVI OPTIMAL DU PATIENT PAR LE PHARMACIEN. 17 JAN 2018. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]; [ENVIRON 1 ÉCRAN]. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.OPQ.ORG/PRESSE/CANNABIS-MEDICAL-POUR-UN- SUIVI-OPTIMAL-DU-PATIENT-PAR-LE-PHARMACIEN/
[10] PREASKEY S. LES ORDRES PROFESSIONNELS ABORDENT LA QUESTION DU CANNABIS. PROFESSIONSANTÉ [EN LIGNE]. 12 DÉC 2018 [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]; DISPONIBLE : HTTPS://PROFESSIONSANTE.CA/LES- ORDRES-PROFESSIONNELS-ABORDENT-LA-QUESTION-DU-CANNABIS

[4] SAFETY :CONTRAINDICATIONS, ADVERSE EVENTS, INTERACTIONS, CANNABIS USE DISORDER [EN LIGNE]. OTTAWA (ON); CANADIAN PHARMACISTS ASSOCIATION; 29 JAN 2020 [CONSULTÉ LE 19 JUIN 2024]. 9 P. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.PHARMACISTS.CA/CPHA-CA/ASSETS/FILE/EDUCATION-PRACTICE- RESOURCES/5-SAFETYCANNABISANDPATIENTCAREINPHARMACY.PDF

[5] THE ROLE OF THE PHARMACIST [EN LIGNE]. OTTAWA (ON); CANADIAN PHARMACISTS ASSOCIATION; 15 JAN 2021 [CONSULTÉ LE 19 JUIN 2024]. 7 P. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.PHARMACISTS.CA/CPHA- CA/ASSETS/FILE/EDUCATION-PRACTICE-RESOURCES/CANNABIS_PATIENT_CARE/6-PHARMACISTSROLE- CANNABISANDPATIENTCAREINPHARMACY2021.PDF

Autres sources consultées pour la rédaction de cet article

ABACUSDATA. MEDICAL MARIJUANA AND PHARMACISTS; A NATIONAL SURVEY OF CANADIANS ON THEIR PERCEPTIONS AND ATTITUDES TOWARDS MARIJUANA [EN LIGNE]. OTTAWA (ON); ABACUSDATA; FEB 2016. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. 16 P. DISPONIBLE: HTTPS://WWW.PHARMACISTS.CA/CPHA- CA/ASSETS/FILE/CPHA-ON-THE-ISSUES/ABACUS-CPHA_FEB2016_MEDICALMARIJUANA.PDF ASSOCIATION DES PHARMACIENS DU CANADA [EN LIGNE]. OTTAWA (ON); APHC; C2024. MEDICAL CANNABIS; MITIGATING RISK AND ENHANCING SAFETY. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. DISPONIBLE: HTTPS://WWW.PHARMACISTS.CA/ADVOCACY/ISSUES/MEDICAL-CANNABIS/

ASSOCIATION DES PHARMACIENS DU CANADA. SUBMISSION TO THE TASK FORCE ON MARIJUANA LEGALIZATION AND REGULATION [EN LIGNE]. OTTAWA (ON): ASSOCIATION DES PHARMACIENS DU CANADA; 29 AOÛT 2016. [CONSULTÉ LE 20 JUIN 2024]. 12 P. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.PHARMACISTS.CA/CPHA- CA/ASSETS/FILE/CPHA-ON-THE- ISSUES/TASKFORCE_MARIJUANALEGALIZATIONREGULATION_CPHA_FINAL.PDF

KPMG. IMPROVING MEDICAL MARIJUANA MANAGEMENT IN CANADA [EN LIGNE]. OTTAWA (ON); KPMG; MAR 2016. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. 45 P. DISPONIBLE: HTTPS://WWW.PHARMACISTS.CA/CPHA-CA/ASSETS/FILE/CPHA-ON-THE- ISSUES/MARCH2016_IMPROVING_MEDICAL_MARIJUANA_MANAGEMENT_IN_CANADA_VF.PDF

LÉGALISATION ET RÉGLEMENTATION DU CANNABIS [EN LIGNE]. OTTAWA (ON) :GOUVERNEMENT DU CANADA; 7 JUIL 2021. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. [2 ÉCRANS] DISPONIBLE : HTTPS://WWW.JUSTICE.GC.CA/FRA/JP- CJ/CANNABIS/

RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AUX PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ : LE CANNABIS (MARIJUANA, MARIHUANA) ET LES CANNABINOÏDE [EN LIGNE]. OTTAWA (ON) :GOUVERNEMENT DU CANADA; OCT 2018. [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]. 296 P. DISPONIBLE : HTTPS://WWW.CANADA.CA/CONTENT/DAM/HC- SC/DOCUMENTS/SERVICES/DRUGS-MEDICATION/CANNABIS/INFORMATION-MEDICAL- PRACTITIONERS/INFORMATION-HEALTH-CARE-PROFESSIONALS-CANNABIS-CANNABINOIDS-FRA.PDF

STE-MARIE M. L’AQPP RÉCLAME LA DISTRIBUTION EXCLUSIVE DU CANNABIS À DES FINS THÉRAPEUTIQUES. PROFESSIONSANTÉ [EN LIGNE]. 07 SEPT 2017 [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]; DISPONIBLE : HTTPS://PROFESSIONSANTE.CA/LAQPP-RECLAME-LA-DISTRIBUTION-EXCLUSIVE-DU-CANNABIS-A-DES-FINS- THERAPEUTIQUES

STE-MARIE M. LÉGALISATION DU CANNABIS : LES PHARMACIENS METTENT EN GARDE LA POPULATION. PROFESSIONSANTÉ [EN LIGNE]. 16 OCT 2018 [CONSULTÉ LE 21 JUIN 2024]; DISPONIBLE : HTTPS://PROFESSIONSANTE.CA/LEGALISATION-DU-CANNABIS-LES-PHARMACIENS-METTENT-EN-GARDE-LA- POPULATION

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