Le monde des stages

Par Kelly-Elisabeth Charles 

Cet article a été publié dans l’édition d’hiver 2023

Rebonjour à tous et à toutes, nous revoilà pour un nouvel article sponsorisé par notre manque de sommeil collectif. 

Aujourd’hui, j’ai décidé de prendre une petite pause des livres – ne vous inquiétez pas, je continue de lire  plusieurs romans par mois haha – et de parler d’un sujet qui nous touche tous en pharmacie : les stages.  Étant en deuxième année du programme, j’ai eu l’occasion de faire quatre modules de stage jusqu’à présent.  Personnellement, c’est encore une source impressionnante de stress. Je me suis dit que j’allais donc  partager avec vous un peu de mon expérience de stage, surtout sur le plan du stress, et les trucs que j’ai  développés au fil du temps. 

1. Le stress avant le stage 

Vous voyez le moment où, 2 semaines avant le début du stage, vous devez contacter votre CEC? Vous  composez. Ça sonne. Là, une boîte automatisée vous dit d’appuyer sur 1. Vos mains sont déjà moites. Ça  répond. La boule au ventre, vous demandez à parler au pharmacien avec qui vous allez passer une à trois  semaines. C’est comme si tout le stage est contingent de ces trois minutes au téléphone. 

Non? 

Juste moi? 

Je suis sûre que certaines personnes se reconnaissent. Chaque fois que j’appelle, c’est comme si la réalité  me rattrapait et que je réalisais que je devais aussi performer dans les stages. 

Des trucs pour contrer le stress avant le stage : 

Si vous en avez, laissez-moi savoir… 

Plus sérieusement, j’ai remarqué que cela se développe vraiment avec le temps ; la moi de l’AMP 1 vs celle  de l’AMP 4 sont deux personnes complètement différentes. Un autre truc qui m’a aidé : écrire ce que je veux  dire. Par exemple, s’écrire sur un coin de feuille « demander l’horaire », « dress code » ou « stationnement »  m’a aidé à garder mes pensées en ordre lorsque j’étais au téléphone. Aussi, maintenant que j’y pense, si  vous recrutez vous-même votre maître de stage, j’ai remarqué que ça diminuait de beaucoup le stress avant  le stage, car cela avait permis de rencontrer le ou la pharmacien.ne avant de commencer. 

2. L’envie folle de quitter le programme 

Vous avez appelé 2 semaines avant le début du stage, vous vous présentez la première journée – en avance  bien entendu – puis le pharmacien ou la pharmacienne vous fait un peu le tour de la pharmacie, des assistants techniques et du laboratoire. Il vous dit alors les pires mots que l’on peut vous dire : « Qu’est-ce  que tu as vu à date? » Et là, blanc total. Vous ne vous souvenez même plus du nom de votre mère.

Après avoir repris vos esprits, vous dites les médicaments que vous avez vus, et là, la plupart du temps, le ou la pharmacien.ne vous envoie directement au travail. « Va faire des conseils et viens me voir si tu as des  questions. » Le problème : le stress fait en sorte que vous ne savez plus rien. Avant même de pouvoir vous  ressaisir, un patient vient pour un conseil de Voltaren et vous ne savez même plus la posologie. Vous revenez  à la maison après votre première journée, complètement crevé.e (surtout si vous étiez dans un Jean Coutu  haha!) 

Les doutes commencent. Si je me pose des questions sur des médicaments que je suis supposé.e connaître,  comment je vais faire quand il y aura des interactions bizarres? Est-ce que je suis vraiment dans le bon  programme? Est-ce que je devrais quitter et flipper des burgers au McDo? 

Des trucs pour contrer l’envie de quitter le programme : 

Étudier. 

C’est ça, mon truc. 

Pas « je vais étudier 3 jours avant le stage », ni « cet été j’ai plein de temps pour étudier ». Je veux dire de façon continue. C’est quelque chose que je sais très bien qui n’est souvent pas faisable pour une multitude  de raisons, mais je vous affirme que si j’avais suivi ce conseil, mon niveau de stress aurait beaucoup diminué.  Savoir des choses sur le bout des doigts, cela signifie être capable de répondre au patient devant nous sans  avoir à chercher sur Vigilance ou sans avoir à se tourner vers le CEC. Cela veut dire plus de confiance, plus  d’indépendance et, surtout, plus d’épanouissement dans la profession. 

3. La fin du stage 

La fin du stage est arrivée. Vous voyez votre CEC pour le retour sur le stage et vous êtes peut-être stressé.e  de savoir si vous avez même réussi le stage, ou s’il vous coule et vous devez tout reprendre depuis le début. 

Des trucs pour contrer le stress de la fin du stage : 

Se dire que, au final, la pire chose qui pourrait arriver est que vous repreniez le module d’AMP plus tard dans  l’année. Faire de son mieux durant le stage, donner son 100%, et accepter le outcome, favorable ou non. 

J’espère que vous avez apprécié ce petit article et qu’au moins une partie de vous a été interpellée. Bonne chance à tou.te.s pour les prochains stages!

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