La pharmacie au Brésil

Par CDD

Cet article a été publié dans l’édition d’hiver 2023

Pour cette édition de l’hiver 2023, voici un portrait de la profession de farmacêutico au Brésil!

D’abord, probablement l’information la plus importante de ce texte, les Brésiliens parlent portugais et non ¡espagnol!  

Selon WorldOmeter, en date du 29 mars 2023, 38 645 670 Canadiens se partagent un territoire de  9 093 510 km2 alors que les 216 684 298 brésiliens doivent se partager seulement 8 358 140 km2. Pour mieux  visualiser ces chiffres, c’est comme si chaque Canadien avait 0,23 km2 pour lui alors que les Brésiliens n’ont  que 0,039 km2 chacun! 

La monnaie du Brésil est le Reais ($R). À titre de comparaison, un Brésilien peut devoir payer entre 24,90$R  et 34$R pour un trio BigMac alors qu’un Lévisien débourse 10,90$. 

C’est après l’équivalent du secondaire, vers 17 ans, que les Brésiliens peuvent tenter une admission au  programme universitaire de pharmacie. Pour la sélection des candidats, les universités se basent sur les  scores obtenus à l’examen annuel post-secondaire qui inclue des notions de toutes les disciplines. Comme  ici, il s’agit d’un programme contingenté et les critères d’admissions fluctuent à chaque année en fonction  de la moyenne des résultats de cet examen. Les étudiants qui n’ont pas obtenu un bon résultat peuvent  s’inscrire à des programmes moins contingentés afin d’augmenter leurs connaissances et ainsi pouvoir  tenter un meilleur score l’année suivante. 

Parmi les universités prestigieuses offrant le programme de pharmacie se trouvent la Universidade de São  Paulo, la Universidade Estadual de Campinas (São Paulo) et la Universidade Federal de Minas Gerais. Au  Brésil, les universités publiques sont plus prestigieuses que les privées. 

Le programme dure en moyenne 10 semestres, l’équivalent de cinq années à temps plein (il n’y a pas de  Cégep au Brésil), incluant les 900h de stages. 

Contrairement à ici, ce n’est qu’une minorité de diplômés qui décide de porter le sarrau blanc dans une  pharmacie communautaire. Il semblerait que ce soit la moins glorieuse des « spécialités » d’un pharmacien. 

La majorité des gradués se dirige vers des domaines tels que la recherche, les entreprises d’assurances, l’industrie pharmaceutique ou cosmétique, l’enseignement ou bien le milieu hospitalier.

Impharmation – Hiver 2023 25 

Le salaire annuel moyen d’un pharmacien au Brésil est de 39 000 $R, mais il est possible d’aller chercher  un salaire plus élevé de 65 136 $R en milieu hospitalier et 89 076 $R dans le secteur de la santé publique. 

La pratique de la pharmacie étant très règlementée au Québec, plusieurs possibilités m’ont paru irréalistes  lors de ma collecte d’informations. En voici quelques-unes : 

D’abord, le concept du médecin de famille n’existe pas vraiment au Brésil. Il y a des médecins généralistes  et des spécialistes que les habitants peuvent aller consulter directement à leurs guises sans l’étape préalable  du médecin de famille comme au Québec. 

Il y a deux principaux types de médication que l’on peut appeler « bande rouge » ou « bande noire ». Les  « bandes noires » sont sous le contrôle gouvernemental. De façon générale, ce sont les médicaments du  système nerveux ou ceux considérés plus à risque tels que les narcotiques. Par exemple, seuls les  psychiatres peuvent prescrire des antidépresseurs. 

Les « bandes rouges » ne sont pas contrôlées et les pharmaciens peuvent les proposer et les servir sans la  prescription d’un médecin. Par exemple, si un patient se présente avec des signes et symptômes  d’hypertension artérielle, le pharmacien peut lui vendre un traitement et lui recommander d’en parler à son  médecin lorsque possible. Au bonheur des influenceurs Instagram du Brésil, le très populaire Ozempic est,  oui oui, une bande rouge. 

o Énormément de pharmacies sont ouvertes 24h/24h. 

o Il y a des comprimés d’acétaminophène de 750mg. 

o Au Brésil, l’ibuprofène se vend sous plusieurs noms tels que : Spidufen, Alivium, Ibufran, Ibuvix,  Buprovil, Ibuflex, Buscofem, Pralívio. Tout cela sans compter les combinaisons avec de l’acétaminophène qui  sont sans aucun doute plus populaires que notre oublié Combogesic. 

o Drugs.com est une ressource utile si les patients se questionnent sur des médicaments étrangers dont  le nom ne vous évoque aucun souvenir. 

o Particulièrement au Brésil, Drogasil.com, une très grosse chaine de pharmacie du pays, peut aussi être  utile pour avoir plus d’informations. 

Obrigada e bom día, CDD

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